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ModĂšlesd'actes - DĂ©cret n° 2019-1333. Avertissements de l'auteur : ces modĂšles ont Ă©tĂ© Ă©tablis Ă partir des textes issus du dĂ©cret rĂ©formant la procĂ©dure civile, il sâagit donc de prototypes pour lesquels aucune garantie ne peut ĂȘtre donnĂ©e notamment en lâĂ©tat des incertitudes liĂ©es Ă son interprĂ©tation et Ă sa rĂ©daction.
Unvice de forme concerne lâabsence dâune mention dans un acte de procĂ©dure, ou bien une erreur, selon lâarticle 114 du Code de procĂ©dure civile. Cela peut provoquer lâannulation de lâacte juridique. Un procĂšs-verbal dans lequel il manque des informations essentielles, comme la date dâinfraction, comporte ainsi un vice de forme.
Larticle 16 de cette loi a modifié l'article 1394 du code civil. L'article 17 de la loi du 11 février 1994 a modifié l'article 1er ter de l'ordonnance du 27 décembre 1958. Quant aux articles 47-II et 47-III de cette loi, ils se trouvent cités sous l'article 2094 du code civil.
PrĂ©vueĂ lâarticle 779 du code de procĂ©dure civile, cette possibilitĂ© avait Ă©tĂ© supprimĂ©e par le dĂ©cret n° 2019-1333 du 11 dĂ©cembre 2019 rĂ©formant la procĂ©dure civile. Elle est donc dĂ©sormais rĂ©intĂ©grĂ©e. Art 3 : > Sur la conciliation : Ajout dâun alinĂ©a Ă lâarticle 820 CPC pour indiquer expressĂ©ment que la demande en justice peut ĂȘtre formĂ©e aux fins de tentative
1 La définition de l'article 700 du CPC. L'article 700 du code de procédure civile permet au juge ou au tribunal saisi d'une instance de condamner la partie perdante, au profit de l'autre, à une somme d'argent destinée à couvrir l'ensemble des frais non compris dans les dépens. Cette indemnité comporte un fondement juridique et un objet
Site De Rencontre Et Mariage Au Maroc. Lorsque l'ordre des avocats est partie Ă l'instance en la personne de son bĂątonnier, la compĂ©tence territoriale doit ĂȘtre dĂ©portĂ©e dans les conditions prĂ©vues Ă l'article 47 du Code de procĂ©dure civile. Cass. 2e civ., 18 oct. 2012, no 11-22374, Mme X c/ Ordre des avocats du barreau de ChambĂ©ry cassation CA ChambĂ©ry, 17 mai 2011, M. Boval, prĂ©s. ; M. AndrĂ©, cons. rapp. ; Me Jacoupy, SCP Odent et Poulet, av. Le dĂ©clinatoire de compĂ©tence rĂ©git par les dispositions de lâarticle 47 du Code de procĂ©dure civile est encore source de dĂ©bat. Cet article prĂ©voit en son alinĂ©a 1er que lorsquâun magistrat ou un auxiliaire de justice est partie Ă un litige qui relĂšve de la[...]
Assez peu usitĂ©e au quotidien, la procĂ©dure sur renvoi aprĂšs cassation demeure souvent un mystĂšre. Elle obĂ©it effectivement Ă des rĂšgles bien prĂ©cises, qui seront exposĂ©es dans cet article, afin de permettre aux praticiens et justiciables, dâen comprendre plus aisĂ©ment le fonctionnement. Seule sera examinĂ©e ici la procĂ©dure avec renvoi devant une cour dâappel lorsque la reprĂ©sentation est obligatoire. 1. Le cadre juridique Il faut avant tout comprendre dans quel contexte intervient une procĂ©dure de renvoi devant une Cour dâappel aprĂšs cassation. SchĂ©matiquement, les dĂ©cisions suivantes ont Ă©tĂ© rendues Ătape 1 = Jugement rendu par un tribunal Ătape 2 = ArrĂȘt prononce par une premiĂšre cour dâappel Ătape 3 = ArrĂȘt rendu par la Cour de cassation Lorsquâil y a cassation, la Cour remet les parties au litige dans la situation dans laquelle elles se trouvaient avant lâintervention de lâarrĂȘt anĂ©anti. La Cour de cassation ne tranche pas directement le litige, mais le renvoie devant une cour dâappel qui rendra alors un nouvel arrĂȘt. Cette nouvelle dĂ©cision sera elle-mĂȘme susceptible, Ă certaines conditions, dâun nouveau pourvoi en cassation. A noter cependant que la cassation sans renvoi est possible si, compte tenu des points quâelle atteint, son intervention ne laisse plus rien Ă trancher aux juges du fond. Câest le cas, par exemple, lorsque la Cour de cassation dĂ©clare la juridiction judiciaire incompĂ©tente pour connaĂźtre dâun litige. La Cour de cassation peut encore, en cassant sans renvoi, rĂ©gler le litige au fond et y mettre fin par application de la rĂšgle de droit appropriĂ©e aux faits tels quâils ont Ă©tĂ© souverainement constatĂ©s et apprĂ©ciĂ©s par les juges du fond. 2. Les effets attaches a la cassation La cassation a pour effet dâanĂ©antir lâautoritĂ© de la chose jugĂ©e attachĂ©e Ă lâarrĂȘt attaquĂ©. Elle entraĂźne Ă©galement lâannulation, par voie de consĂ©quence de toute dĂ©cision qui en est la suite » article 625 du Code de procĂ©dure civile. Par ailleurs, la cassation fait naĂźtre une obligation de restitution des sommes versĂ©es en application de la dĂ©cision annulĂ©e, concernant les condamnations, en principal, frais, intĂ©rĂȘts et accessoires. 3. LâĂ©tendue de la cassation En vertu de lâarticle 623 du Code de procĂ©dure civile la cassation peut ĂȘtre totale ou partielle. Elle est partielle lorsquâelle nâatteint que certains chefs dissociables des autres ». Selon lâarticle 624 du mĂȘme Code, la portĂ©e de la cassation est dĂ©terminĂ©e par le dispositif de lâarrĂȘt qui la prononce. Elle sâĂ©tend Ă©galement Ă lâensemble des dispositions du jugement cassĂ© ayant un lien dâindivisibilitĂ© ou de dĂ©pendance nĂ©cessaire. La Cour de cassation prĂ©cise donc, dans son dispositif, la portĂ©e de la cassation quâelle prononce, quâelle soit totale ou partielle. Dans lâhypothĂšse dâune cassation partielle, elle en prĂ©cise expressĂ©ment de quel chef. En principe, la cassation ne profite quâau demandeur et ne peut nuire quâau dĂ©fendeur. Par ailleurs, selon lâarticle 625 du Code de procĂ©dure civile, sur les points quâelle atteint, la cassation replace les parties dans lâĂ©tat oĂč elles se trouvaient avant le jugement cassĂ©. Si elle en est requise, la Cour peut, dans le dispositif de lâarrĂȘt de cassation, prononcer la mise hors de cause des parties dont la prĂ©sence devant la cour de renvoi nâest plus nĂ©cessaire Ă la solution du litige. 4. La dĂ©signation de la juridiction de renvoi Selon les dispositions de lâarticle 626 du Code de procĂ©dure civile En cas de cassation suivie dâun renvoi de lâaffaire Ă une juridiction, celle-ci est dĂ©signĂ©e et statue, le cas Ă©chĂ©ant, conformĂ©ment Ă lâarticle L. 431-4 du Code de lâorganisation judiciaire ». Lâarticle L 431-4 alinĂ©a 1 du Code de lâorganisation judiciaire dispose En cas de cassation, lâaffaire est renvoyĂ©e, sous rĂ©serve des dispositions de lâarticle L. 411-3, devant une autre juridiction de mĂȘme nature que celle dont Ă©mane lâarrĂȘt ou le jugement cassĂ© ou devant la mĂȘme juridiction composĂ©e dâautres magistrats ». Il faut souligner que le renvoi ordonnĂ© devant la mĂȘme cour, mais autrement composĂ©e afin dâĂ©viter quâun mĂȘme magistrat risque Ă nouveau de connaĂźtre de lâaffaire, prĂ©sente des avantages pour les plaideurs et leurs conseils, car elle plus facile Ă gĂ©rer, en termes de coĂ»ts. Le cas Ă©chĂ©ant, les services dâun avocat postulant, connaissant sa cour et ses pratiques, seront nĂ©cessaires. Ce renvoi devant la mĂȘme juridiction peut cependant poser des difficultĂ©s pratiques pour les cours de petite taille, disposant de peu de magistrats diffĂ©rents susceptibles de siĂ©ger. 5. La saisine de la cour dâappel de renvoi Lorsquâune juridiction de renvoi est saisie sur renvoi aprĂšs cassation, elle ne peut en aucun cas dĂ©cliner sa compĂ©tence. LâarrĂȘt de la Cour de cassation nâentraĂźnant pas la saisine automatique de la cour de renvoi, il appartient alors aux parties au litige de la saisir. Ainsi, câest Ă lâinitiative de la partie la plus diligente et celle qui a intĂ©rĂȘt, en vertu de lâadage pas dâintĂ©rĂȘt , pas dâaction », Ă voir dĂ©finitivement trancher le litige. Selon lâarticle 636 du Code de procĂ©dure civile, les personnes qui, ayant Ă©tĂ© parties Ă lâinstance devant la juridiction dont la dĂ©cision a Ă©tĂ© cassĂ©e, ne lâont pas Ă©tĂ© devant la Cour de cassation peuvent ĂȘtre appelĂ©es Ă la nouvelle instance ou y intervenir volontairement, lorsque la cassation porte atteinte Ă leurs droits Lâarticle 637 du mĂȘme Code dispose que ces personnes peuvent, sous la mĂȘme condition, prendre lâinitiative de saisir elles-mĂȘmes la juridiction de renvoi. La saisine se fait par dĂ©claration au Greffe de la juridiction de renvoi et doit intervenir dans un dĂ©lai de quatre mois Ă compter de la signification ou de la notification de lâarrĂȘt de la Cour de cassation et, en toute hypothĂšse, Ă peine de pĂ©remption de lâinstance, dans un dĂ©lai de 2 ans Ă compter de la date du prononcĂ© de cet arrĂȘt. La Cour de cassation a rĂ©cemment statuĂ© sur les modalitĂ©s de la saisine de la Cour de renvoi, lorsque la reprĂ©sentation est obligatoire. Ainsi, il ressort dâun arrĂȘt rendu le 1er dĂ©cembre 2016 Civ. 2e, 1er dĂ©c. 2016, F-P+B, n° que Il rĂ©sulte des articles 631 et 1032 du Code de procĂ©dure civile, quâen cas de renvoi aprĂšs cassation, lâinstance se poursuit devant la juridiction de renvoi, qui est saisie par une dĂ©claration Ă son secrĂ©tariat ; quâen application de lâarticle 930-1 du mĂȘme code, rĂ©gissant la procĂ©dure avec reprĂ©sentation obligatoire devant la cour dâappel, Ă peine dâirrecevabilitĂ© relevĂ©e dâoffice, les actes de la procĂ©dure sont remis Ă la juridiction par voie Ă©lectronique ; que lâobligation, dĂ©coulant sans ambiguĂŻtĂ© de ces textes, de remettre par voie Ă©lectronique la dĂ©claration de saisine Ă la juridiction de renvoi ne porte pas atteinte au droit Ă un procĂšs Ă©quitable ; Que câest dĂšs lors Ă bon droit que la cour dâappel, retenant exactement que la communication Ă©lectronique Ă©tait devenue obligatoire pour tous les actes de la procĂ©dure dâappel avec reprĂ©sentation obligatoire Ă compter du 1er janvier 2013, sans aucune distinction selon la date de la dĂ©claration dâappel initiale, a dĂ©cidĂ© que la dĂ©claration de saisine de la cour de renvoi aprĂšs cassation, qui avait Ă©tĂ© faite par un courrier adressĂ© Ă son greffe, le 3 octobre 2013, Ă©tait irrecevable ». Sa position est donc claire quelle que soit la date de la dĂ©claration dâappel initiale, la dĂ©claration saisissant la cour dâappel de renvoi aprĂšs cassation, doit ĂȘtre remise par voie Ă©lectronique au greffe de la cour dâappel de renvoi. Il faut donc effectuer une dĂ©claration de saisine de la cour de renvoi par le RPVA. Le timbre fiscal de 225 euros est inutile puisque lâinstance initiale se poursuit. DĂšs lors, soit le timbre a dĂ©jĂ Ă©tĂ© acquittĂ© prĂ©cĂ©demment, soit il nâĂ©tait pas dĂ». A la suite de la distribution du dossier, le greffe sollicite la copie des mĂ©moires Ă©changĂ©s devant la Cour de cassation, afin dâĂȘtre joints au dossier de la cour de renvoi. 6. La constitution devant la cour dâappel de renvoi La constitution sur une dĂ©claration de saisine se rĂ©alisĂ© Ă©galement par le RPVA, de façon assez identique Ă une constitution sur une dĂ©claration dâappel. 7. DĂ©roulement de la procĂ©dure devant la cour dâappel de renvoi Selon lâarticle 631 du Code de procĂ©dure civile , devant la juridiction de renvoi, lâinstruction est reprise en lâĂ©tat de la procĂ©dure non atteinte par la cassation. La question est souvent posĂ©e, aprĂšs avoir saisi la cour de renvoi, de savoir dans quel dĂ©lai conclure. Avant tout, les parties ne sont pas nĂ©cessairement obligĂ©es de conclure, mĂȘme si elles le font toutes, en pratique. En effet, lâarticle 634 du Code de procĂ©dure civile prĂ©cise que les parties qui ne comparaissent pas ou qui ne formulent pas de moyens nouveaux ou de nouvelles prĂ©tentions sont rĂ©putĂ©es sâen tenir aux moyens et prĂ©tentions soumis Ă la juridiction dont la dĂ©cision a Ă©tĂ© cassĂ©e. Par ailleurs, la dĂ©claration de saisine ne peut ĂȘtre assimilĂ©e Ă une dĂ©claration dâappel elle ne matĂ©rialise pas lâexercice dâune voie de recours et peut dâailleurs ĂȘtre rĂ©gularisĂ©e tant par lâappelant que par lâintimĂ©, Ă condition dây avoir intĂ©rĂȘt. Dans ces conditions, la partie qui saisit la cour de renvoi nâa pas Ă conclure dans le dĂ©lai de 3 mois de la saisine, Ă lâinstar du dĂ©lai prĂ©vu par lâarticle 908 du Code de procĂ©dure civile. La cour dâappel dâOrlĂ©ans a statuĂ© sur ce point, le 9 janvier 2014 Chambre commerciale, Ă©conomique et financiĂšre - RG 13/01369 en ces termes Lâappel nâest pas caduc faute pour lâappelant dâavoir conclu et communiquĂ© ses piĂšces dans les dĂ©lais fixĂ©s, les sanctions Ă©dictĂ©es en fait de dĂ©lais aux articles 908 et suivants du Code de procĂ©dure civile nâĂ©tant pas applicables Ă lâinstance sur renvoi de cassation ». Cela ne signifie pas pour autant quâaucun dĂ©lai ne sâimpose aux parties dans la mesure oĂč, le plus souvent, le conseiller de la mise en Ă©tat ou la Cour si le dossier suivait une procĂ©dure fixĂ©e par le PrĂ©sident impartit des injonctions Ă chacun, puis une date de clĂŽture et de plaidoiries. A dĂ©faut de respect de ces injonctions, la radiation, voire la clĂŽture, mĂȘme partielle, pourraient ĂȘtre ordonnĂ©es, Ă©tant soulignĂ© que ces potentielles sanctions sont discutables puisque les parties peuvent Ă©galement ne pas conclure devant la Cour de renvoi cf. article 634 prĂ©cĂ©demment Ă©voquĂ©. Selon lâarticle 632 du Code de procĂ©dure civile, les parties peuvent invoquer de nouveaux moyens Ă lâappui de leurs prĂ©tentions. Elles peuvent Ă©galement communiquer de nouvelles piĂšces, ou en supprimer des prĂ©cĂ©dentes, devenues inutiles ou obsolĂštes. La question des prĂ©tentions nouvelles, et de lâintervention sont soumises aux rĂšgles qui sâappliquent devant la juridiction dont la dĂ©cision a Ă©tĂ© cassĂ©e articles 633 et 635 du mĂȘme Code. Enfin, en application des dispositions de lâarticle 636 du Code de procĂ©dure civile, les personnes qui, ayant Ă©tĂ© parties Ă lâinstance devant la juridiction dont la dĂ©cision a Ă©tĂ© cassĂ©e, ne lâont pas Ă©tĂ© devant la Cour de cassation peuvent ĂȘtre appelĂ©es Ă la nouvelle instance ou y intervenir volontairement, lorsque la cassation porte atteinte Ă leurs droits. 8. Les pouvoirs de la cour dâappel de renvoi La Cour de renvoi dispose de la plĂ©nitude de juridiction, dans la mesure oĂč lâaffaire est Ă nouveau jugĂ©e en fait et en droit par la juridiction de renvoi Ă lâexclusion des chefs non atteints par la cassation article 638 du Code de procĂ©dure civile. 9. LâarrĂȘt rendu par la cour dâappel de renvoi La cour de renvoi statue par un nouvel arrĂȘt rendu par une formation collĂ©giale. Si la cour de renvoi ne se conforme pas Ă la dĂ©cision de la Cour de cassation, un second pourvoi peut ĂȘtre formĂ© et il sera alors jugĂ© par lâAssemblĂ©e plĂ©niĂšre de la Cour de cassation. Si le renvoi est ensuite ordonnĂ© par lâAssemblĂ©e plĂ©niĂšre, la juridiction de renvoi devra alors se conformer Ă la dĂ©cision de cette AssemblĂ©e, sur les points de droit jugĂ©s par celle-ci article L. 431-4 du Code de lâorganisation judiciaire. Un pourvoi qui critiquerait une dĂ©cision conforme Ă lâarrĂȘt de la Cour de cassation serait irrecevable. Enfin, la juridiction de renvoi statue sur la charge de tous les dĂ©pens exposĂ©s devant les juridictions du fond y compris sur ceux affĂ©rents Ă la dĂ©cision cassĂ©e article 639 du Code de procĂ©dure civile. Tel est le mode dâemploi » non exhaustif que je souhaitais vous transmettre sur le renvoi aprĂšs cassation, Ă vocation surtout pratique.
Un arrĂȘt de la Cour de Cassation du 18 octobre 2012 Cass. 2Ăš Civ., 18 octobre 2012, n° 11-22374, sera publiĂ© au Bulletin fait lâobjet dâun commentaire rĂ©cent Ă la Gazette du Palais par H. Herman, Avocat au Barreau de Paris 8 au 9 mars 2013, p. 36-37. Un arrĂȘt de la Cour dâAppel de ChambĂ©ry avait rejetĂ© une exception de compĂ©tence formulĂ©e par une personne assignĂ©e en exercice illĂ©gal de la profession dâavocat par lâOrdre des Avocats au Barreau de ChambĂ©ry. La Cour de Cassation accueille favorablement le pourvoi au visa de lâarticle 47 du Code de ProcĂ©dure Civile En statuant ainsi, alors que lâordre, partie Ă lâinstance, Ă©tait lĂ©galement reprĂ©sentĂ© par son bĂątonnier qui a la qualitĂ© dâauxiliaire de justice et exerce lui-mĂȘme dans la juridiction saisie, la Cour dâappel a violĂ© le texte susvisĂ© ». Nous rejoignons le commentaire approbateur Ce positionnement, rĂ©pond, selon nous, parfaitement Ă la finalitĂ© du texte dĂ©rogatoire de lâarticle 47 du Code de ProcĂ©dure Civile, Ă savoir Ă©viter tout soupçon de partialitĂ© dans lâesprit du justiciable ». La question reste entiĂšre de savoir si le privilĂšge profite au justiciable ou Ă lâauxiliaire de justice⊠Source Gaz. Pal. 8 au 9 mars 2013, p. 36-37. Article publiĂ© sur ce site le
Cass. com., 28 oct. 2008, no 07-20801, X. / CNBF Fondement C. com., art. R. 600-1 ; CPC, art. 47 Cass. com., 28 oct. 2008, n° 07-20801 n° 1105 FSPB, X. / CNBF LA COUR Sur le moyen unique Vu les articles 47 du Code de procĂ©dure civile, 1er et 336 du dĂ©cret du 28 dĂ©cembre 2005, devenus les articles R. 600-1 et R. 662-1 du Code de commerce ; Attendu que les rĂšgles de compĂ©tence Ă©dictĂ©es par l'article R. 600-1 du Code de commerce ne dĂ©rogent pas Ă l'application des dispositions de l'article 47 du Code de procĂ©dure civile ; Attendu, selon l'arrĂȘt attaquĂ©, que la Caisse nationale des barreaux français a assignĂ©, le 12 juillet 2006, Mme X., exerçant l'activitĂ© indĂ©pendante d'avocate au barreau de Paris, devant le tribunal de grande instance de Nanterre, en liquidation judiciaire ; que cette juridiction, faisant droit Ă l'exception soulevĂ©e par le ministĂšre public, s'est dĂ©clarĂ©e incompĂ©tente au profit du tribunal de grande instance de Paris ; Attendu que, pour confirmer le jugement, l'arrĂȘt retient que les rĂšgles nouvelles de compĂ©tence territoriale dĂ©terminĂ©es par l'article L. 610-1 du Code de commerce, dans sa rĂ©daction issue de la loi du 26 juillet 2005 de sauvegarde des entreprises, et prĂ©cisĂ©es par l'article 1er du dĂ©cret d'application du 28 dĂ©cembre 2005, dĂ©rogent Ă celles de droit commun qui reconnaissent aux avocats le privilĂšge de juridiction de l'article 47 du Code[...] IL VOUS RESTE 93% DE CET ARTICLE Ă LIRE L'accĂšs Ă l'intĂ©gralitĂ© de ce document est rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s L'accĂšs Ă l'intĂ©gralitĂ© de ce document est rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Ce document est accessible avec les packs suivants - Pack Affaires - Pack Offre AcadĂ©mique - Pack IntĂ©gral - Pack Magistrat Vous ĂȘtes abonnĂ© - Identifiez-vous JBS-2009-098 urnJBS-2009-098
RĂ©sumĂ© du document L'arrĂȘt rendu par la DeuxiĂšme Chambre civile, le 18 octobre 2012 consacre l'application extensive du renvoi de l'article 47 du Code de ProcĂ©dure civile en censurant la Cour d'appel qui l'avait dĂ©clarĂ© inapplicable hors du cas oĂč l'auxiliaire de justice est partie au litige pour dĂ©fendre son intĂ©rĂȘt personnel, soit dans la configuration procĂ©durale oĂč cet auxiliaire, le bĂątonnier de l'ordre de la juridiction qu'il avait saisie, en l'espĂšce, figurait Ă l'instance en qualitĂ© de reprĂ©sentant de sa profession pour y dĂ©fendre l'intĂ©rĂȘt de celle-ci. Le bĂątonnier du Conseil de l'Ordre du barreau de ChambĂ©ry agissant en qualitĂ© de reprĂ©sentant de sa profession ordinale, a assignĂ© en rĂ©fĂ©rĂ© une personne au motif que celle-ci aurait exercĂ© illĂ©galement une activitĂ© juridique et de reprĂ©sentation. Or, la dĂ©fenderesse demanda le renvoi du dossier par application de l'article 47 CPC, renvoi qui lui fut refusĂ© par la cour d'appel de ChambĂ©ry au motif que les conditions d'application de ce texte n'Ă©taient pas rĂ©unies, le bĂątonnier comparaissant non pour dĂ©fendre un intĂ©rĂȘt personnel mais en qualitĂ© de reprĂ©sentant d'un groupement d'auxiliaires de justice, le barreau, dĂ©fendant ici son monopole dans l'exercice de la profession d'avocat, et donc un intĂ©rĂȘt supĂ©rieur dont la mĂ©connaissance relĂšve plus d'un contentieux objectif que d'un litige privĂ©. Ă quoi la haute juridiction objecte qu'il est indiffĂ©rent que l'auxiliaire de justice comparaisse pour dĂ©fendre l'intĂ©rĂȘt collectif de la profession d'avocat. [...] AprĂšs avoir exposĂ© le contenu textuel de l'article 47 CPC, on pourra rappeler ce qu'il faut entendre par auxiliaire de justice et dire que la gĂ©nĂ©ralitĂ© du terme englobe aussi bien les avocats que les autres auxiliaires chargĂ©s d'une mission d'administration de la justice administrateurs judiciaires, huissiers, mandataires judiciaires et liquidateurs, etc. A contrario, seront Ă©cartĂ©s notaires, experts judiciaires et greffiers du tribunal de commerce. Ensuite, prĂ©ciser que le fait que le magistrat ou l'auxiliaire qui comparaisse en son nom personnel ou comme reprĂ©sentant d'une autre personne, physique ou morale, assumant une mission de reprĂ©sentation ad agendum, exerçant donc vĂ©ritablement le droit d'agir et figurant Ă ce titre Ă la procĂ©dure et non en qualitĂ© de simple mandataire ad litem, est indiffĂ©rent, l'article 47 pouvant ĂȘtre invoquĂ© dĂšs lors que sa prĂ©sence est susceptible de priver son adversaire des garanties objectives d'impartialitĂ© que la loi lui octroie ... Sommaire Texte Ă©tudiĂ©IntroductionI Le renvoi de l'article 47 CPC et sa justification A. Conditions d'application du renvoi de l'article 47 CPC relativement Ă la personne de l'auxiliaire de justiceB. La justification de la rĂšgleII L'application de l'article 47 CPC au cas oĂč l'auxiliaire de la juridiction agit en qualitĂ© de reprĂ©sentant de l'intĂ©rĂȘt de la professionA. Le renvoi de l'article 47 doit-il ĂȘtre rĂ©servĂ© au cas oĂč l'auxiliaire comparaissant dĂ©fend un intĂ©rĂȘt personnel ?B. Discussion de la solution extensive retenue par la 2Ăšme Chambre civileConclusion Extraits [...] Discussion de la solution extensive retenue par la DeuxiĂšme Chambre civile On a dit prĂ©cĂ©demment que la Cour de cassation appliquait l'article 47 lorsque l'auxiliaire de justice comparait en qualitĂ© de reprĂ©sentant ad agendum d'une autre personne. Il faut en dĂ©duire que la qualitĂ© de partie, qui est un rĂŽle procĂ©dural et ne se confond pas avec la titularitĂ© de l'action en justice suffit pour mettre en jeu le principe du renvoi de l'article 47. Mais s'agissant de l'intĂ©rĂȘt portĂ© par le bĂątonnier, il faut d'abord remarquer que l'article 47 vise un cas de figure trĂšs diffĂ©rent des cas de suspicion lĂ©gitime de l'article 341 CPC. [...] [...] Ainsi en vaât-il de tous les cas de l'article 341 Ă compter du second dans la liste. Il suffit en fait que l'intĂ©rĂȘt, fut-il indirect, d'une personne liĂ©e au juge par un lien familial, hiĂ©rarchique, financier, etc., soit susceptible de peser dans la balance, pour justifier sa rĂ©cusation. S'il n'est donc pas nĂ©cessaire que l'intĂ©rĂȘt portĂ© par l'auxiliaire soit son intĂ©rĂȘt propre, comme l'a admis la DeuxiĂšme Chambre civile dans le cas oĂč celuiâci agit es-qualitĂ©s de reprĂ©sentant lĂ©gal d'une personne morale, du moins pourrait-on penser que cette jurisprudence ne doit pas ĂȘtre Ă©tendue au cas oĂč l'intĂ©rĂȘt dĂ©fendu n'est pas l'intĂ©rĂȘt d'une personne physique ou morale, mais un intĂ©rĂȘt collectif voire l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. [...] [...] La justification de la rĂšgle L'article 47 est, avec les procĂ©dures de rĂ©cusation et de renvoi des articles 341 et suivants du CPC, l'un des moyens procĂ©duraux offerts au justiciable afin de lui garantir l'impartialitĂ© du tribunal devant lequel il comparait. En l'espĂšce, le renvoi Ă©tait demandĂ© par le dĂ©fendeur assignĂ©. On observera que bien que le texte figure parmi les dispositions relatives aux rĂšgles communes de compĂ©tence, la demande de renvoi n'est pas assujettie au rĂ©gime du dĂ©clinatoire de compĂ©tence qui est une exception de procĂ©dure et peut ĂȘtre prĂ©sentĂ©e aprĂšs avoir conclu au fond et mĂȘme en cause d'appel sans avoir Ă passer par la voie du contredit Cass. 2e civ fĂ©vrier 1995, 93â14317 Bull. [...] [...] Le renvoi de l'article 47 doit-il ĂȘtre rĂ©servĂ© au cas oĂč l'auxiliaire comparaissant dĂ©fend un intĂ©rĂȘt personnel ? Si l'on considĂšre que l'impartialitĂ© se confond avec l'absence de conflit ou de confusion d'intĂ©rĂȘt entre l'une des parties et le ou les juges appelĂ©s Ă statuer sur l'affaire, ce qu'exprime l'adage nul ne saurait ĂȘtre juge et partie il faut rĂ©server le renvoi au cas oĂč l'auxiliaire visĂ© par la demande de renvoi comparait en son nom propre. De fait, si l'on rapproche l'article 47 de l'article 341, le dĂ©nominateur commun de tous les motifs de mise en cause de l'impartialitĂ© du juge ou du tribunal est l'existence d'un intĂ©rĂȘt personnel en dehors du cas oĂč le motif tient Ă la nĂ©cessitĂ© d'assurer l'impartialitĂ© fonctionnelle du juge ayant dĂ©jĂ connu de l'affaire. [...] [...] Si la rĂ©cusation d'un juge peut ĂȘtre demandĂ©e pour des motifs autres que l'existence d'un intĂ©rĂȘt personnel au litige, doitâil en aller de mĂȘme du renvoi demandĂ© en raison de la prĂ©sence au procĂšs d'un auxiliaire de justice ? C'est prĂ©cisĂ©ment ce Ă quoi devait rĂ©pondre cet arrĂȘt de censure dans une affaire oĂč l'auxiliaire comparaissant en qualitĂ© de demandeur agissait au nom de l'intĂ©rĂȘt de sa profession. II L'application de l'article 47 CPC au cas oĂč l'auxiliaire de la juridiction agit en qualitĂ© de reprĂ©sentant de l'intĂ©rĂȘt de la profession discussion Ainsi, on pourra discuter en premier lieu la question de savoir si la demande de renvoi, du fait de l'autonomie de l'article 47, doit ĂȘtre rĂ©servĂ©e exclusivement et strictement au cas oĂč l'auxiliaire comparaissant dĂ©fend un intĂ©rĂȘt personnel, avant de discuter la solution extensive retenue par la DeuxiĂšme Chambre civile. [...]
art 47 code de procédure civile